Les flexibles et douchettes retiennent en effet des volumes d’eau résiduelle entre deux utilisations. Dans des environnements aux usages intermittents, cette eau, souvent à température ambiante, devient un milieu propice au développement de micro-organismes et à la formation de biofilms. « Les légionelles se développent plus facilement dans des eaux tièdes, autour de 25 °C », rappelle Céline Caille, cheffe de marché Santé chez DELABIE. Les pratiques du terrain aggravent la situation : « Dans les établissements de soins, les douchettes sont souvent posées sur le mitigeur plutôt que suspendues ». La stagnation se traduit alors par un temps de latence à la remise en service et un premier écoulement plus froid.
Un risque objectivé par la littérature scientifique : « Une étude* du professeur allemand Dirk Bockmühl montre que le développement bactérien peut être jusqu’à trois fois plus important dans un flexible maintenu humide que dans un flexible correctement vidé », souligne-t-elle. Anticipant cette problématique, DELABIE intègre nativement un raccord anti-stagnation à tous ses ensembles de douches. Le principe repose sur un dispositif laissant s’écouler un léger filet d’eau à la fermeture du mitigeur, assurant la vidange automatique du flexible. « Nous avions identifié ce besoin de longue date. Les travaux du Pr Bockmühl ont ensuite validé scientifiquement cette approche », note la cheffe de marché.
Un risque objectivé par la littérature scientifique : « Une étude* du professeur allemand Dirk Bockmühl montre que le développement bactérien peut être jusqu’à trois fois plus important dans un flexible maintenu humide que dans un flexible correctement vidé », souligne-t-elle. Anticipant cette problématique, DELABIE intègre nativement un raccord anti-stagnation à tous ses ensembles de douches. Le principe repose sur un dispositif laissant s’écouler un léger filet d’eau à la fermeture du mitigeur, assurant la vidange automatique du flexible. « Nous avions identifié ce besoin de longue date. Les travaux du Pr Bockmühl ont ensuite validé scientifiquement cette approche », note la cheffe de marché.
Une réduction des risques à chaque étape
Au-delà de ce raccord anti-stagnation, DELABIE défend une approche globale de la prévention. La lutte contre les biofilms repose en effet sur une combinaison de leviers : conception optimisée des produits, limitation des zones de rétention, conduits internes lisses et maîtrise des flux. La technologie BIOCLIP, qu’on retrouve dans le concept BIOSAFE, participe à cette stratégie de réduction des risques microbiologiques. En complément, des filtres terminaux permettent de maîtriser rapidement une contamination au point d’usage. « L’objectif est de réduire les conditions favorables au biofilm à chaque étape », résume Céline Caille. Mais encore faut-il que ces solutions soient connues : « Ce qui est évident pour un fabricant ne l’est pas toujours pour les utilisateurs », un constat qui renforce le besoin de pédagogie et de démonstration.
Vers des équipements repensés
À l’avenir, les évolutions réglementaires et les contraintes liées aux matériaux devraient continuer à transformer les équipements sanitaires, avec des orientations vers l’inox ou les polymères, et parfois une remise en question de certains dispositifs. « Mais la question de la stagnation de l’eau reste centrale, et des solutions comme le raccord anti-stagnation conservent toute leur pertinence », souligne-t-elle. Enfin, aucun dispositif ne peut être pleinement efficace sans une maintenance adaptée. « Les établissements doivent assurer des contrôles réguliers, ce qui peut être contraignant », rappelle Céline Caille. D’où l’importance de concevoir des produits simples à entretenir. « La maîtrise du risque microbiologique repose ainsi autant sur l’innovation que sur la capacité à maintenir les installations dans le temps », conclut-elle. Entre recherche, technique et usages, c’est toute une chaîne d’acteurs qui contribue à contenir un risque discret mais essentiel.
*Dr. Brill + Prof. Bockmühl GmbH, Institute for Applied Hygiene, « Impact of drain valve 800 on biofilm formation in shower hoses », Sept. 2024.
> Article paru dans Ehpadia #43, édition d'avril 2026, à lire ici
*Dr. Brill + Prof. Bockmühl GmbH, Institute for Applied Hygiene, « Impact of drain valve 800 on biofilm formation in shower hoses », Sept. 2024.
> Article paru dans Ehpadia #43, édition d'avril 2026, à lire ici